Archives mensuelles : décembre 2009

Qu’avons nous Com’Actu #2


On commence cette revue de blogs avec l’interview d’Antoine Daccord, un Community Manager au sein du Figaro.fr. Son rôle : « s’occuper de l’interaction entre la communauté des lecteurs non-journalistes et des journalistes ». C’est-à-dire préserver la relation entre les journaliste et les non-journalistes qui s’expriment par le biais de commentaire. La vie quotidienne d’Antoine au sein du Figaro.fr est développé dans la suite de l’article.

Lipdub :

Ensuite, voici un Lipdub réalisé par Publicis de Londres :

E-Generation :

Un petit compte rendu sur la e-génération,  réceptive aux publicités sur internet.

Street Marketing :

Article sur une campagne d’affichage ingénieuse pour Barnado (ONG). Le fait de mettre une pièce dans un tirelire qui dépasse de l’affiche, provoque un sourire chez la fillette filmée au centre de l’affiche. Troublant, innovant … Pour voir la vidéo, c’est ici.

Guerilla Marketing :

Au cinéma, il est possible de faire du placement de produit (exemple des plus connus : « Le Diable s’habille en Prada » et le film « Sex and the city »). Mais il est vrai que les produits défilent sans que les individus puissent identifier leur nom et leur prix. Ikéa à trouvé la solution. La preuve, en image !

(source)

Réseaux Sociaux :

Un article sur la dérive qui est présente au sein des réseaux sociaux : l’absence de protection des données personnelles. Cela fut prouvé grâce à un canard en plastique …

Réseaux sociaux + Réalité augmentée = Un concept qui mérite d’être lu (anglais)

Réalité Augmentée :

Encore un exemple de réalité augmentée par Ferrari permettant de mettre des jantes virtuelles sur des pneus bien réels, bluffant ! Innovation rime avec luxe, l’exemple est sous nos yeux :

(source)

Je sais que je n’arrête pas avec la réalité augmentée mais il faut avouer que c’est une belle invention et que toute ses fonctionnalités restent encore à découvrir. Surtout sur le téléphone portable qui est, celons bon nombre d’experts et je suis de leur avis, l’objet de 2010. Un exemple ? Stella Artois. D’autres ?

  • La possibilité d’utiliser un navigateur en temps réel, avec Android, en lui montrant simplement la route. Sans oublier le fait d’avoir des informations sur tous les éléments d’un paysage d’une façon assez simple : en les filmant (Electron Libre)
  • La possibilité de voir ce que peut donner un canapé, par exemple, dans tel ou tel endroit de la maison et cela, grâce à son portable. Comment ? Allez voir ici ou bien regarder cette vidéo :

Mobiquité Intelligente :

Son principe est simple, c’est le fait de rester en connexion à toute les sources possibles d’informations tout en restant mobile. Exemple : Prendre une photo d’un logo que nous ne connaissons pas et demander à Goggle (service de google) sa signification, son origine etc… Pas convaincu ? Cet article traite très bien du sujet.

Fun :

  • Je rajoute une petite partie fun avec notamment cet article sur un site de rencontre. Lors de recherche de partenaire « idéal », les qualités physiques et morales sont mises en avant (blond, sentimental etc …). Mais où sont les idéaux politiques ? Un Homme de droite a peut-être envie de draguer une femme de droite et de même pour des individus de gauche. CBnews a trouvé ces sites qui ont été lancé par Phoenix Corp.

Ces sites n’ont pas le même système que meetic qui lui interdit les idéaux politiques mais autorise la mise en valeurs des « religions » dans les profiles, a voir ici.

  • Voici quelque chose qui aurai pu faire un « bad buzz », un ordinateur (HP) faisant de la discrimination. HP se défend en mettant en avant le problème technique. Plus d’informations ici.

Tim.

L’armée américaine et sa communication


Voici une réflexion que j’ai eu à propos d’un jeu que je détiens qui se nomme Call Of Duty : Modern Warfare. Ce jeu est très addictif bien que trop court, il fait partie des meilleurs jeux de guerre. (A voir sur Electron Libre : Partie 1, Partie 2) Je me suis intéressé à l’histoire … et enfaites, on passe son temps à tuer des méchants terroristes ainsi que des russes… Mais ne serait-ce pas un mélange de guerre froide et d’actualité ? Ne serait-ce pas le reflet de l’idéologie américaine basée sur l’anti-terrorisme et l’anti-communisme ?

L’US Army utilise le principe du serious game par le biais de ce jeu qui n’est tout autre qu’un style de jeu, corrélant la communication ou bien l’apprentissage à un jeu vidéo. Une fois ce principe découvert, principe que j’ai trouvé très intéressant dans l’idée, je me suis lancé dans le recherche des autres types de communication qu’utilisait l’armée américaine. Et voici : le jeu en ligne couplé à un site communautaire, voilà une nouvelle arme innovante du recrutement et du marketing de l’Armée. L’US Army a en effet développé, en juin 2007, un « espace » particulier sur le site de jeu grand public GGL (Global Gaming League). Les joueurs qui le souhaitent pourront, via une procédure « d’opt in » (case à cocher), recevoir de l’information « RH » de l’Armée. Un moyen de les approcher, dans le but de les recruter.Ce dispositif complète les bureaux physiques de recrutement.

L’US Army a un très bon service de communication, surtout dans les réseaux sociaux (A voir).

Pourquoi cette omniprésence ?

Il ne faut pas oublier que cette armée est toujours au front et qu’elle a besoin de recruter de nouveaux soldats. Lors de la guerre en Irak, l’US Army a lancé un nouveau plan de communication en 2005 dans les cinémas et à la télévision.

En voici un exemple, lancé en 2006 :

Qui ciblent t-ils ?

L’US Army a très bien pensé sa stratégie de communication car elle recrute en masse les 17-21 ans. Pour les faire venir, il leur faut influencer leurs parents qui jouent un rôle essentiel dans cette prise de décision. Ces publicités visent aussi bien les prospects que leurs parents. «Renseignez-vous», leur suggère-t-on, «surfez sur ­ goarmy.­com», la plate-forme principale de l’armée.

Cela ne s’arrête là. L’US Army fait de le publicités par le biais de sponsoring de courses de Nascar, le financement de rodéos ou d’équipes de football des lycées… Cliché et patriotisme américain sont au rendez-vous. En plus de ça, l’armé américaine a signé des partenariats avec des entreprises pour la ré-insertion civile des soldats lorsqu’ils quittent l’armée.

Durant leur service, l’armée américaine préconise à ses soldats de bloguer … oui oui, de bloguer. Vous aurez vite compris pourquoi, véhiculer une image de bien-être au sein de l’US Army pour remplir un objectif de transparence auprès des américains … et surtout pour donner envie aux indécis. Que fait un étudiant lorsqu’il hésite entre deux universités ou écoles ? Il demande comment est l’ambiance dans chaque établissement et choisit celui qui dégage la meilleure image.

Il est vrai que le blog dégage de nombreux avantages :

  • Facile à développer, support peu onéreux (grâce à Typepad ou des CMS comme WordPress, Dotclear, Drupal)
  • Format convivial, favorisant l’interaction
  • On touche une audience que l’on n’atteint pas par la publicité traditionnelle
  • On peut se servir de la communauté créée pour développer et lancer un produit
  • Excellent complément de vos profils sociaux sur Internet (Linkedin, Facebook, Twiter, Viadeo, etc…)

Et que cela peut permettre, quelque part, à faire oublier les problèmes liés à leur intervention en Irak … ?!

Tim.

Entendu dire…


« Des sites prendront leur identité le jour où ils arriveront, non pas seulement à capter une audience indiscriminée, mais à créer une identité suffisamment forte pour fédérer de vrais publics et de vrais lectorats. »

François Bonnet, journaliste, directeur éditorial à Mediapart.fr, à propos des sites d’information.

Le retargeting alias le reciblage publicitaire.


Selon Criteo, la publicité payante (SEM, campagnes display etc …) génère près de 70 % de l’audience des sites transactionnels. Cependant, plus de 95 % des visiteurs quittent ces sites sans avoir effectué d’achat.

Comment les faire acheter ?

Pour cela, nous avons le retargeting qui, aussi appelé reciblage publicitaire, est une technique de publicité qui consiste à solliciter un internaute qui s’est rendu sur un site marchand sans rien acheter pour qu’il y retourne et achète grâce à des cookies qui ont enregistré des informations sur lui. Il existe plusieurs stades de retargeting :

  1. le premier est de soumettre l’internaute à une seconde publicité en fonction de son comportement à la première : ses motivations et ses freins (exemple : un internaute achète plusieurs petits accessoires à bas prix mais fait marche arrière une fois les frais de port ajoutés au total. Le retargeting sera utilisé et permettra d’analyser ce comportement. Au final, l’internaute recevra un message avec les frais de port offerts par exemple afin de casser ce frein.)
  2. Le second consiste à retoucher l’internaute qui est passé par la home de votre site.
  3. Le 3eme permet de retoucher un internaute qui a visualisé un produit en lui proposant une publicité de ce même produit ou des produits similaires.

(source)

Il est vrai que cette technique est très utile pour les e-commerces ou par les grands groupes VPCistes car les habitudes et/ou les comportements des internautes lors de leurs achat sont ainsi analysés.

Est ce que cette technique est rentable ?

A en croire les résultats de la Fnac et d’Amazon, je dirai oui :
« C’est le même genre de technologie qu’Amazon a développé sur son site qui lui permet de générer 35 % de ses ventes », note Pascal Gauthier, chief operating officer chez Criteo, société spécilisée dans le reciblage publicitaire.
Le site Fnac.com utilise aussi le retargeting par l’envoi de mails à l’internaute lui proposant un coupon de réduction par exemple. Cette technique permet d’apporter 50% de nouveaux clients sur le site Fnac.com. Elle est utilisé sur les réseaux sociaux (pub de marque que nous visitons en bannières …)

Attention, toute nouveauté comporte ses dangers. Il faut utiliser cette technique de manière ponctuelle et non pas en continue car cela nous amène à de l’intrusion intempestive, voir à une avancée vers notre Big Brother (via l’analyse des habitudes/du comportement…), ce qui ne peut que dégrader l’image. Donc à utiliser pour des campagnes, promotions ou autres sur le court terme …

Bonus : chiffres de 2009 du marché de la VPC en France.

Source article : Agence Vanksen

Tim.

BETC In the Air


Devinettes:

-Quel est le rapport entre Yuksek et The Shoes ?

-Quel est le point commun entre la publicité « Roller » d’Evian, une des vidéos les plus visionnées sur Youtube, et la publicité Orange accueillant les Beatles en guest-stars ?

La réponse en deux noms : Fabrice Brovelli et Christophe Caurret, qui sont les managers des artistes cités plus haut, et le souffle de BETC Music, la branche musicale du groupe de publicité. Histoire de ne pas s’arrêter en si bon chemin, les deux amis sont également les organisateurs de l’ombre des soirées Panik (qui ont accueillies à Paris, Justice, MIA, Archive, James Holden ou encore Hot Chip, pour ne citer qu’eux…) !

Mais en vrai, leur grand coup, c’est le design sonore d’Air France.

BETC Euro-RSCG avait déjà cartonné en inventant pour Air France la signature « Faire du ciel le plus bel endroit de la Terre », avec des visuels époustouflants pour l’accompagner, ainsi qu’un film de Michel Gondry notamment.

BETC Music, eux, ont compilé des morceaux pointus aux sonorités apaisantes et relaxantes, diffusés à bord, pour arriver à créer une véritable identité musicale pour la marque, en concordance avec son positionnement, axé sur le bien-être de ses clients.

Une compilation sortie en 2008 consacre ce travail étonnant. On y retrouve les Chemical Brothers, Fink, Apparat ou les mystiques Boards Of Canada (dont c’est la participation à un produit publicitaire, très étonnante de leur part, qui m’a donnée envie d’aller voir de plus près cette drôle d’agence BETC Music…)

Le travail est excellent, Air France nous envoie carrément dans l’espace… Vous pouvez l’écouter sur Deezer.

Le disque a été distribué à 5000 clients d’Air France, et il est disponible en digitale sur des plateformes de téléchargement comme iTunes. Fabrice Brovelli et Christophe Caurret, sous leur nom de DJs, KCPK, publient également dans le magazine Air France une sélection de CDs, à la fois élégante et éclectique, et ils tissent ainsi chaque mois le paysage sonore de la compagnie aérienne. Un exemple à suivre…

Clem.

Qu’avons nous Com’actu ?


Chaque semaine, je vous ferai part des nouveautés en terme de communication, marketing etc…  que j’aurai trouvé et cela dans le but de suivre l’actualité de ce secteur.

On va commencer par deux articles d’un blog s’intitulant « Les Marques à la loupe »

  • Premier article : Il traite un domaine qui n’est pas si évident que ça. Une star dans une pub = succès assuré ? Et bien détrompez vous et avec chiffres à l’appui svp. Il est vrai que certaines publicités avec une star ne sont pas toujours les meilleures, exemple avec notre Lanvin national pour « Connexion ».
  • Deuxième article : Il est basé sur le thème de la réalité augmentée. De quoi? me direz vous. Et bien tout simplement c’est le fait de superposer des images virtuelles sur des images réelles (dans une vidéo par exemple). Deux exemples :

Stella Artois vous permet de trouver votre petite Stella n’importe où.

(source)

Une vitrine de LOTTO MAX (lotterie canadienne)

(source)

Pour mieux comprendre l’utilité de cette réalité augmentée, voici un article très bien construit mettant en avant 10 exemples concrets sur le blog publigeekaire.

En bref :

Tim.

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LipdUMP, épisode 2, « Faites ce que je dis, pas ce que je fais »


Nous évoquions il y a quelques jours le lipdub raté des Jeunes Populaires. Pas la peine de revenir sur un fiasco pareil, me direz-vous… Sauf que. Sauf que l’interprète de la chanson utilisée dans le clip n’avait pas donné son accord aux Jeunes Populaires pour que ceux-ci la diffusent… Luc Plamandon, l’auteur, avait cédé la chanson, mais la version utilisée sur le lipdub est une interprétation de Marie-Mai, pour la Star Academy québécoise (ce qui place tout de suite le niveau). La société de production Musicor a donc envoyé dès vendredi une mise en demeure aux jeunes UMP, leur demandant de retirer la vidéo des plateformes de streaming. Une demande sans réponse…

Cette histoire rappelle bien sûr l’utilisation par l’UMP  de la chanson Kids de MGMT  lors de plusieurs meetings. Ils avaient finalement été condamnés à verser 30 000 euros d’amende. L’avocate du groupe avait déclaré: « On voit que ceux qui préconisent la chasse aux internautes ne sont pas les plus respectueux du droit des artistes. »

Aïe, en plein dans le mille…

Il y a un peu plus longtemps encore, durant la campagne de 2002 de Jacques Chirac, la future Union pour un Mouvement Populaire s’était déjà fait attraper en pleine violation des droits d’auteur, pour la chanson « One More Time » des Daft Punk.

Le PS n’est d’ailleurs pas en reste sur la question. Lors d’un meeting en Seine Maritime, Laurent Fabius avait utilisé la chanson de Cali « C’est quand le bonheur? » Réponse de l’intéressé:« Je pense qu’il aurait été courtois de sa part de me prévenir avant »

En somme, quatre parfaits exemples du « Faites ce que je dis, pas ce que je fais », qui prouvent le peu de considération pour les artistes dont font preuve ceux qui prétendent les défendre corps et âmes, contre les méchants « internautes » (qu’on soit bien clair, les internautes ne sont pas ici des français comme les autres)

A lire également sur Slate.fr : Slate pillé par Frédéric Lefebvre

Clem.