LipdUMP, épisode 2, « Faites ce que je dis, pas ce que je fais »

Nous évoquions il y a quelques jours le lipdub raté des Jeunes Populaires. Pas la peine de revenir sur un fiasco pareil, me direz-vous… Sauf que. Sauf que l’interprète de la chanson utilisée dans le clip n’avait pas donné son accord aux Jeunes Populaires pour que ceux-ci la diffusent… Luc Plamandon, l’auteur, avait cédé la chanson, mais la version utilisée sur le lipdub est une interprétation de Marie-Mai, pour la Star Academy québécoise (ce qui place tout de suite le niveau). La société de production Musicor a donc envoyé dès vendredi une mise en demeure aux jeunes UMP, leur demandant de retirer la vidéo des plateformes de streaming. Une demande sans réponse…

Cette histoire rappelle bien sûr l’utilisation par l’UMP  de la chanson Kids de MGMT  lors de plusieurs meetings. Ils avaient finalement été condamnés à verser 30 000 euros d’amende. L’avocate du groupe avait déclaré: « On voit que ceux qui préconisent la chasse aux internautes ne sont pas les plus respectueux du droit des artistes. »

Aïe, en plein dans le mille…

Il y a un peu plus longtemps encore, durant la campagne de 2002 de Jacques Chirac, la future Union pour un Mouvement Populaire s’était déjà fait attraper en pleine violation des droits d’auteur, pour la chanson « One More Time » des Daft Punk.

Le PS n’est d’ailleurs pas en reste sur la question. Lors d’un meeting en Seine Maritime, Laurent Fabius avait utilisé la chanson de Cali « C’est quand le bonheur? » Réponse de l’intéressé:« Je pense qu’il aurait été courtois de sa part de me prévenir avant »

En somme, quatre parfaits exemples du « Faites ce que je dis, pas ce que je fais », qui prouvent le peu de considération pour les artistes dont font preuve ceux qui prétendent les défendre corps et âmes, contre les méchants « internautes » (qu’on soit bien clair, les internautes ne sont pas ici des français comme les autres)

A lire également sur Slate.fr : Slate pillé par Frédéric Lefebvre

Clem.

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6 réponses à “LipdUMP, épisode 2, « Faites ce que je dis, pas ce que je fais »

  1. Je découvre ton blog grâce à celui de Nicolas Bordas (je pense que je ne serai pas le seul, la pub devrait être efficace !).

    Tout d’abord bravo pour ce blog qui m’a l’air très intéressant et que je reviendrai voir.

    Ensuite je suis assez d’accord avec ce que tu dis dans cet article mais, sans vouloir être défenseur de l’UMP (avec ce lipdub, peut-on encore les défendre ?), ce soucis de droit d’auteur et de politique existe je crois depuis un moment et quelle que soit la formation politique.
    Je crois que lors des primaires du PS (ma mémoire se trompe peut-être…), Fabius s’était aussi fait remonter les bretelles pour avoir utilisé « c’est quand le bonheur » de Cali qui n’avait pas beaucoup apprécié non plus.

    Enfin qu’ils continuent, au moins ça nous fait bien rire 😉

    • Merci! Le blog s’écrit pour le moment à six mains, et j’espère qu’il s’enrichira de participations extérieures.
      Oui, je suis tout à fait d’accord avec toi, c’est une bonne idée, je vais rajouter l’exemple du PS.C’est bizarre, quand même, cette « coutume » politique… Surtout que ce n’est pas très compliqué de penser qu’en termes d’image, c’est désastreux. Mais c’est vrai que l’enchainement de l’UMP depuis quelques années nous a fasciné! En somme, ils se plaignaient la semaine dernière de s’être fait « pirater » une vidéo… « pirate »?!

  2. bah alors Clem tu me caches des choses ? J’connaissais pas ce blog!

    Par rapport à ton article, comme tu l’as dit, ce qui est assez drôle c’est que ce même parti prône la protection de la propriété intellectuelle avec la loi Hadopi.. à laquelle ils ne se soumettent pas. Après tant de récidive, on devrait couper leur connexion internet à l’UMP, comme la loi le préconise, non ? =)

    • Yo Ben! Ce blog est tout récent! (début de la semaine). Je le tiens avec un ami de ma classe, et une de ses amies, étudiante à BEM.
      Héhé, ouais, au bout de trois avertissements, c’est la coupure de la ligne!

  3. Voilà Antoine, l’omission est réparée 🙂 En effet, Fabius avait utilisé « C’est quand le bonheur » de Cali lors d’un meeting, et celui-ci avait remis les pendules à l’heure en déclarant « Je ne soutiens pas sa candidature »!

  4. Ouf, ma mémoire fonctionne encore 😉

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