2010 sous les auspices du «web green» ?

L’année 2010 débute, engendrant une espérance de renouveau dans les domaines que nous affectionnons. C’est donc l’heure des rétrospectives, mais aussi des prévisions, et c’est la raison pour laquelle je voulais vous faire part d’une réflexion. Après quelques recherches, une question me taraude : 2010, l’année du «web green» ?

Y a t-il une réelle présence de l’écologie et du développement durable sur Internet ? Bien sûr que oui, bon nombre de blogs et de sites verts fleurissent sur notre très chère toile. Mais ces plateformes sont-elles le centre d’intérêt primordial des internautes ? Et s’ils savent que ça existe, vont-ils vraiment s’ y informer?

Combien de personnes sont au courant que Facebook consomme autant qu’un TGV duplex qui circulerait 365 jours par an, 24 heures sur 24 ? Car pour permettre l’utilisation de ce réseau à tout le monde, Facebook utilise 30,000 serveurs web (ce chiffres ne cessent d’augmenter) fonctionnant 24h sur 24, des milliers de serveurs de stockage des données ce qui avoisine les 100 millions de kW par an … Peu de personnes sont au courant des répercutions que peuvent entraîner certaines plateformes comme Facebook.

Le problème est posé: bon nombre d’internautes utilisent Internet sans avoir vraiment conscience de leur répercussion sur l’environnement. Et là est le problème, le manque d’information sur ce sujet est flagrant.

Nous vivons actuellement dans une société où nous pouvons retrouver deux mondes en interdépendance, le monde physique et virtuel. Dans la vie de tous les jours, nous utilisons des objets qui polluent plus ou moins. Prenons la voiture par exemple, qui nous permet d’aller d’un point A à un point B, il a fallu de nombreuses années pour que tout le monde comprenne que celle-ci rejette des gaz nocifs dans l’air. Prenons un outil similaire, qui nous permet d’aller d’un point A à un point B mais dans le monde virtuel, c’est à dire l’ordinateur (ainsi que les smart phones …etc). Peu de personnes sont au courant de son impact environnemental (mis à part sa destruction à cause de ses composants et autres). Exemple : Pour une moyenne d’usage quotidien de 6h, un PC de gamer, haut de gamme, consomme 80€ de l’année, 34€ pour un PC de bureautique et 16€ pour un portable.Tout comme les voitures, si nous prenons un PC, il pollue peu mais si nous prenons l’ensemble des PC sur terre, les chiffres peuvent grimper relativement vite. Ce gaspillage coute 2 milliards de d’euros aux USA, 919 millions pour l’Allemagne et 330 pour l’Angleterre. D’ailleurs, une nouvelle loi a été voté aux Royaume-Uni, elle imposera à partir de 2010 aux datacenters de plus de 450 m² de rentrer dans un système de quotas de carbone. En effet, diminuer la consommation de son parc informatique, ou allonger la durée de vie du matériel, permet de diminuer ses frais de fonctionnement dans le premier cas, d’investissement dans le second.


Les actions à but écologiques se développent sur le net

Les acteurs de l’écologie surfent sur cette vague car non seulement ils touchent plus de personnes, avec des coûts moindres et en particulier ce qu’on appelle la e-génération (« Digital Natives ») composée de jeunes, qui sont les premiers concernés par ces initiatives. C’est pourquoi on peut observer les applications de Facebook verdir, de l’application “Cause” à “I’m Green” ainsi que l’apparition de sites communautaires sur ce sujet comme Tinkuy avec le slogan : «la communauté qui vous aide à devenir plus responsable». WWF est très présent sur internet, l’ONG propose même un calculateur d’empreinte écologique. Celui de la Cité des Sciences propose des calculateurs pour adultes, enfants et ados, afin que les plus jeunes puissent eux aussi participer. Il est possible de savoir combien de CO2 nous émettons chaque jour en France, en Europe et dans le monde avec le site BreathingEarth.net. Certains sites proposent de faire un classement des ordinateurs sur des critères écologiques comme EPEAT (classement réalisé par le biais de médailles)ainsi que l’explosion du nombre de labels écologiques (Blue Angel, TCO, Energy Star), sans oublier les moteurs de recherches comme Ecosia avec comme slogan « une recherche = 2 mètres carré de forêt sauvés ». Bref, a présence de sites écolos favorisant la prise de conscience de chacun est assez forte mais pas assez connu …

Un remède magique ?

Cette nouvelle année a été plombé par la fin du sommet de Copenhague, qui ne fut pas fructueux. Raison de plus pour les écologistes de renforcer leur actions, ils ne voudront pas rester sur cette mauvaise note. C’est pourquoi ils devraient promouvoir leur valeur, leur combat, leur initiative par le biais d’Internet. Ce média est en vogue depuis quelques années et la prise de conscience du potentiel de celui-ci émerge. Même Pepsi a prévu de ne pas annoncer au SuperBowl et d’investir online à la place! Au Royaume-Uni, Internet est ainsi devenu le 1er media en dépenses publicitaires devant la TV en 2009!

Internet, oui mais plus particulièrement les réseaux sociaux. Actuellement, ils ont la cote et cela ne fait qu’augmenter. Sur cette étude on peut observer l’émergence de l’Asie dans ce secteur, avec tout de même une domination des Etats-Unis.
Mais paradoxalement, si nous tapons dans le moteur de recherche de facebook «écologie», quelques groupes/pages apparaissent et comptent moins de 1500 membres pour le mieux classé. Avec «ecology», le nombre de groupes est similaire mais le nombre de membre est inférieur … A contrario, le groupe Greenpeace comptabilise 56 927 membres sur Facebook et 28,108 sur twitter (à savoir que le groupe Greenpeace Brasil dépasse, en terme de membres, le groupe Greenpeace global sur twitter … La langue espagnole étant la deuxième lange la plus parlée dans le monde, ce résultat montre tout de même l’émergence de la communauté hispanique dans ce domaine). Pour ce qui est de WWF, grand gagnant de la bataille du net, l’ONG comptabilise 247 057 membres sur Facebook et 21,427 sur twitter (encore une fois, le WWF Brasil étant supérieur au WWF global sur twitter …). Tout cela est tout de même relativement peu lorsque nous savons que Facebook regroupe plus de 300 millions d’utilisateurs (source), avec une majorité de 18-34 ans.

Rares sont les groupes/pages à réussir mais si le contenu est de qualité, si une valeur ajoutée est dégagée aux yeux des internautes, alors c’est «Bingo» ! Car l’effet boule de neige est une des spécificités des réseaux sociaux, les internautes seront prêts à viraliser les messages gratuitement, se transformant en acteur. Le but ici, ce n’est pas de parler de soi mais de faire parler de soi…

Tim.

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