Archives mensuelles : février 2010

Et Tropicana créa la lumière …


Et si on allait dans l’arctique Canadien? Tout en haut? Là où le soleil ne vient plus durant les périodes hivernales réputées pour être longues, dures et glaciales… Des jours, voire des semaines entières, peuvent s’écouler sans que le soleil fasse son apparition. Vous imaginez ce que ce serait si ça nous arrivait? Nous, Européens que nous sommes, ne supportons pas de nous lever à 7h et de voir qu’il fait « encore » nuit. C’est la même chose lorsque nous rentrons, il est 17h et il fait « déjà » nuit …

Tropicana, avec l’aide de BBDO Canada Toronto (Canada), a eu une idée de génie : créer un soleil là où il ne venait plus, amener un peu de chaleur,  amener le soleil des « Tropiques » (je sais, le jeu de mot est fumeux …). Je pense que la vidéo se passe de commentaires, tout simplement génial … :

.

source : Mediabistro

.

Tim.

Publicités

Quand les pixels jouent avec l’histoire


Connaissez vous Suraj Electronics ? A vrai dire, je ne les connaissais pas non plus jusqu’à que je découvre sa nouvelle campagne d’affichage qui a été réalisé en Inde par l’agence JWT (New Dehli) pour Suraj Electronics, une marque de high- tech indienne.

Le slogan de cette campagne est simple : « Si un pixel peut vous raconter une histoire, imaginez ce que peuvent faire des millions ».

Chaque pixel reprend un personnage mythique de ces dernières décennies et plus (Michael Jackson, Beatles, Titanic etc …). Cette publicité ne nous montre l’envergure que d’un seul pixel en laissant aux individus la liberté d’imaginer ce que représenterait des millions de « Mickael Jackson », de « Titanic » sur une seule image, sur un seul écran … Une vrai petite révolution tout ça ? En tout cas, c’est ce que Suraj Electronics prétend …

Michael Jordan :

Michael Jackson :

Superman :

Men In Black :

Cendrillon :

The Beatles :

Titanic :

La Última cena de Léonardo Da Vinci

source : Adsoftheworld

Tim.


L’UQAM nous montre que les lipdubs sont « has been ».


Vous rappelez vous de l’UQAM ?

J’en avais parlé lorsque j’avais évoqué le sujet des lipdubs… notamment celui de l’UMP. C’est une faculté québécoise de communication qui avait fait le lipdub le plus visionné sur youtube en 2009.

.

Je vois que je vous ai rafraîchi la mémoire. Et bien l’UQAM a voulu refaire parler d’elle grâce à cette vidéo en Stop-motion qui se passe de commentaires :

.

L’UQAM a même créé un site pour l’évènement : tamarque.com

Source : Curious Romain

.

Tim.

Le modèle du gratuit sur le net, entre intentions et usages


Alors que la presse « pure-player » essaie de trouver un modèle économique viable, une contestation du modèle gratuit monte en puissance depuis quelques mois. Du côté de la presse, Lefigaro.fr et LeMonde.fr ont décidé de monétiser une partie de leur contenu en 2010, confortés par le boum des applications I-Phone. Côté musique, l’arrivée de Spotify aux Etats-Unis inquiète les majors, et le pdg de Warner dit à son tour ne plus croire au gratuit. Electron Libre sort aujourd’hui un article intitulé « Sur la piste  d’une monétisation des contenus sur le net », où Cécile Fléchon évoque une étude à sortir de NPA Conseil, sur les façons de monétiser un contenu. Alors, fini le temps des revenus publicitaires?

Le petit grain de sable qui fait mauvais effet, c’est le sondage mondial Nielsen sorti la semaine dernière, qui révèle, sur une base de 27 000 sondés dans 52 pays, que les habitudes en matière de consommation de contenu sont tenaces, et ne vont pas du tout dans le sens des « réformateurs du gratuit ».

paid-content-type

Pourcentage de consommateurs ayant déjà payé pour un contenu (bleu), ou seraient prêts à le faire.

85% des personnes interrogées souhaitent que le contenu gratuit sur le web le demeure. Ca, on pouvait s’y attendre: pourquoi dois-je payer pour obtenir ce que je pouvais consulter gratuitement il y a encore un an?

71% affirment que le contenu devrait être de qualité bien supérieure à ce qu’il n’est actuellement pour qu’ils acceptent de payer.

L’histogramme indique par exemple que les sites d’informations « pure-player », c’est à dire présents uniquement sur internet, perdraient presque 70% de leur lectorat en cas de monétisation de leur contenu.

image

"J'arrêterai d'utiliser un site web s'il devenait payant car je peux trouver la même information sur un site gratuit."

L’histogramme ci-dessus est très éloquent: au total, près de 80% des sondés déclarent qu’ils arrêteraient de fréquenter un site web s’il faisait payer ses contenus, car ils peuvent trouver la même information gratuitement ailleurs. Ce taux monte à 85% pour l’Amérique du nord (NA), pourtant la plus visée par les politiques de monétisation des contenus.

Entre des industries qui ne trouvent pas leur compte dans le modèle publicitaire instauré quasiment partout sur le net, et des usagers qui ne trouvent pas de justification à payer un contenu déjà (mal) financé par la publicité, les décisions que prendront les premiers ne devront pas les couper des seconds, sous peine de faire empirer leur situation…

Au niveau français, certains, comme LeMonde.fr, arrivent cependant à sortir la tête de l’eau avec une formule d’abonnement « à la carte », qui permet de choisir entre trois formules, et qui connaît un succès certain. Mais celui-ci se repose quand même sur la pérennité d’une version papier perçue comme le quotidien de référence… Des idées pour la suite?

L’étude complète est disponible ici:  http://blog.nielsen.com/nielsenwire/reports/paid-online-content.pdf

Clem.

Com’Actu #8


Commençons par cette image qui explique l’état d’Internet en quelques mots … Hallucinant.

Foursquare :

Je ne vous en ai encore jamais parlé et pourtant il fait parler de lui. Bon un peu moins depuis la déferlante « Chatroulette » que je traiterai après le phénomène Foursquare.

Qu’est-ce que c’est ? C’est simple, il suffit de s’inscrire et de checker (envoyer un signal) à chaque fois qu’on arrive dans un endroit afin de préciser sa position géographique. Cela nous permet d’engranger des points et de devenir les « mayors » de chaque endroit, pour cela il faut avoir un smartphone. Ça permet notamment de voir où sont situés nos amis et de pouvoir leur dire où je suis. Vous me direz, pourquoi je vous parle de ce réseau social géolocalisé ?

Il fait parler de lui pour plusieurs raisons :

  • Bon nombre de personnes/d’internautes trouvent que ce site est le commencement de l’ère « Big Brother » … et qu’il permet de pouvoir être cambriolé sans aucun problème d’où la création du site : http://pleaserobme.com/. Exemple : Que pourrait-il se passer si jamais je check que je suis à 120 km de chez moi … avis aux âmes malicieuses …
  • Ce site a déjà fait certains partenariats, comme par exemple avec 20 minutes, afin de donner des informations hyper-locales aux individus de telle ou telle ville concernée.
  • Son trafic est en pleine augmentation : « Selon la société Hitwise, le nombre de visiteurs américains du site Foursquare.com a augmenté de 50% en janvier 2010 par rapport au mois de décembre 2009. Cela représente également une hausse de 200% par rapport au mois de novembre dernier. Selon Compete.com, le site aurait généré en décembre 2009 400 000 visiteurs uniques. » (source).

Nous avons deux écoles de pensées pour ce site, personnellement, je trouve que le problème est le même que pour Facebook … Si tu te « protèges » pas, après il ne faut pas se plaindre.

.

.

Chatroulette :

Maintenant, je vais vous parler de Chatroulette.

Si je devais vous résumer le principe de ce site, je dirais qu’il n’y en a pas …

Il suffit d’aller sur Chatroulette avec un ordinateur équipé d’une webcam et vous pourrez discuter avec des individus du monde entier. On navigue simplement à travers le monde en toute liberté avec des rencontres plus ou moins de bonne augure que nous sommes libre de quitter en appuyant sur un bouton : F9. Durant cette balade, il est tout à fait possible de rencontrer des pervers qui vous montrent leur bi** etc … Vu que les dialogues restent dans l’anonymat le plus total (pas de nom, pas d’inscription etc…), libre à vous de faire ce que vous voulez. Certains en profite pour faire de la promotion pour leu groupe :

.

D’autres font preuve de créativité comme nous le montre Monsieur Dream :

.

Vous pouvez trouver plus d’informations sur l’article rédigé par l’agence Vanksen.

.

Tim.

Les enjeux et la culture du XXI siècle


« Une technologie nous a donné une liberté nouvelle. Lentement, certains commencent à comprendre que cette liberté ne veut pas forcément dire anarchie. Nous pouvons transposer notre culture libre dans le vingt-et- unième siècle, sans que les artistes ne soient lésés, et sans que le potentiel de la technologie numérique ne soit gâché. Il faudra des efforts de réflexion, et surtout de la volonté.

Il faut que le bon sens se révolte.

Il faut qu’il agisse pour libérer la culture.

S’il le fait, qu’il le fasse vite. »

.

..

Extrait tiré du livre « Culture Libre » de Lawrence Lessig qui est téléchargeable gratuitement et légalement sur le site ReadWriteWeb

Apple et sa communication


La marque à la pomme est maintenant inscrite dans le paysage numérique à une échelle internationale et cela, grâce au plus grand visionnaire de cette dernière décennie, j’ai nommé Steve Jobs. Rappelons nous que tout cela n’aurait peut-être pas eu lieu car Steve Jobs s’est fait limogé en 1985 suite à une « bataille de pouvoir » en interne entre S.J et Steve Sculley (qui n’est tout autre que le co-fondateur d’Apple). Ceci dit, il en a profité pour créer deux sociétés : les studios Pixar et NeXT Computer. Puis en 1996, Apple a racheté NeXT et Steve s’est retrouvé de nouveau dans l’entreprise qu’il avait co-créé.

Avant de partir dans la communication actuelle de ce géant de l’informatique, intéressons nous à ses débuts et l’histoire de cette firme.

Tout d’abord, « Apple » vient d’un compromis entre les deux fondateurs pour ce qui est de la marque, car ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord; pour ce qui est du nom « Macintosh », il s’agit tout simplement d’une variété de pomme. La société Apple était la première société à commercialiser des ordinateurs au grand public. Leur première trouvaille fut mise en vente en avril 1976. Je n’ai malheureusement pas de photos du premier Apple mais voici le deuxième (Apple II), qui fut commercialisé en avril 1977 :

Apple a créé bien d’autres ordinateurs mais je ne peux m’éterniser sur ce sujet donc nous allons faire un bond de l’an 1977 à l’an 2001. L’année où fût commercialisé l’Ipod. Entre ces deux dates, Apple a connu des hauts et des bas, mais à partir du lancement de ce MP3 nouvelle génération (à l’époque), la marque de Steve Jobs a commencé sa montée fulgurante. Actuellement, la dernière trouvaille d’Apple est l’Ipad, la fameuse tablette tactile censée révolutionner l’Internet en apportant aux consommateurs une visibilité plus grande que l’Iphone et une mobilité plus grande que le Macbook.

Pour conclure le court récapitulatif d’Apple, voici ces différents logos :

Regardons un peu de plus près sa politique et prenons comme exemple l’Ipad qui est le plus récent. La communication autour de ce produit était énorme mais le pire c’est que cette communication ne visait pas le produit en lui même mais la conférence que devait donner Steve Jobs dans laquelle il devait « dévoiler » son nouveau produit miracle. Le suspens fût gardé mais à quelque heures de la conférence, un blog spécialisé dans les appareils technologiques dévoila l’apparence de l’Ipad (mais pas le nom). Grâce à Twitter, l’information fût très rapidement relayée. Donc la seule interrogation qui planait avant le discours de S.J était: « Quel nom aura cette tablette ? ». Une fois le verdict tombé, la sentence fut lourde car nombreux sont les internautes qui ont joué avec le jeux de mots (pad=serviette hygiénique) pour réaliser des « fake ». Ces dérives ont été fait, en majeur partie, par des technophiles, geeks etc … Car ils attendaient plus de cet Ipad et on été déçu. Ceci dit, les consommateurs de technologie lambda ont particulièrement apprécié l’arrivée de ce nouveau jouet.

Apple est la seule entreprise à avoir des résultats pareils, préparez-vous, ils font rêver … 48 heures après la conférence de S.J, la notoriété assistée de l’Ipad dépasse les 75% (d’après une étude GFK France auprès de 1000 internautes). Le plus amusant dans tout cela c’est le fait que le produit a une énorme notoriété alors qu’il n’est même pas commercialisé … Mais les chiffres ne s’arrêtent pas là. Voici le graphique des intentions d’achat qui a, lui aussi, été réalisé 48heures après l’intervention du patron d’Apple :

Effarant, 73% des internautes sont près à acheter la tablette magique … après seulement 2 journées. N’oublions pas que ce chiffre est relativement élevé car les personnes âgées ne sont pas encore très présentes sur Internet. La raison de cette réussite ? Un culte du secret  fortement entretenu par Steve Jobs qui ne permet aucune fuite au sein de son entreprise. Ce culte est relayé par la presse et Internet (blogs, site d’informations, réseaux sociaux). Des rumeurs circulent sur le fait qu’Apple est prêt à tous pour garder son image de marque de qualité en étouffant les affaires dans lesquelles des produits Apple auraient fait preuve de mauvaise qualité. Deux exemples me viennent :

  • Apple était prêt à rembourser l’Ipod d’une petite anglaise en échange de son silence, car l’appareil avait explosé …
  • Vous rappelez vous de l’histoire qu’il y avait eu sur l’Iphone qui se fissure ? Oui on s’en rappelle mais c’est vrai qu’on l’avait oublié …

.

Mais la marque à la pomme ne s’arrêtent pas là pour vendre. Prenons l’Iphone, il a eu le même problème que l’Ipad à ses débuts. Les Technophiles n’étaient pas ravie d’un coté et les « monsieur tout le monde » l’étaient de l’autre. L’Iphone s’est inséré dans le paysage numérique grâce à sa qualité approuvée par tout le monde (ou presque), par le biais de placement de produit dans les séries et films qui ont du succès, y compris les technophiles qui se sont laissés conquérir suite aux différentes déclinaisons de l’Iphone qui le rendaient de plus en plus complet (Iphone -> Iphone 3G -> Iphone 3GS). Si on regarde l’Ipod, c’est la même chose mais en pire (Ipod classic, mini, nano, shuffle, touch) sans oublier Itunes qui est la seule plateforme à pouvoir envoyer des documents/photos/vidéos/musiques sur nos terminaux Apple … Steve Jobs veille à tout ça.

.

Le taux d’équipement Apple reste relativement élevé dans les ménages ainsi que son taux de ré-équipement … Et oui, bon nombre d’individus achètent un produit Apple lors de son lancement et ils se rendent compte quelques mois plus tard qu’il est « has been » et achètent le dernier modèle … jusqu’à l’apparition du nouveau « dernier modèle » 🙂

.

Actuellement, la majeure partie des grandes entreprises ont compris que pour réussir, il fallait communiquer transversalement avec les consommateurs afin de les rendre « acteur ». Cela à cause de l’évolution du Web (2.0) qui se base sur l’échange et le partage d’informations donnant aux internautes cette envie de participer et d’être pris en considération. Si nous regardons la communication d’Apple, nous pouvons remarquer qu’elle est très verticale et que les consommateurs n’ont pas trop leur mot à dire …

A votre avis, en gardant ce type de communication, la marque à la pomme va-t-elle perdre de sa notoriété/CA ou bien va-t-elle se pérenniser ?

.

Tim.