Archives mensuelles : mars 2010

Colgate m’a bien fait rire


La célèbre marque de dentifrice créée en 1896 par William Colgate vient de sortir 2 bonnes campagnes print, car elle communique sur son dentifrice mais aussi sur ses brosses à dents. Où est l’exploit ? On s’en fiche!

Ah ah, et non, car les créas ont très bien joué sur ce coup là ! Humour à gogo pour un produit qui ne l’est pas tant que ça …

Commençons avec les dentifrices. Pour la promotion de leur nouveau produit qui permettrait de se laver les dents pendant 2 minutes au lieu de 3 minutes avec un dentifrice classique, l’agence Young & Rubicam de New York a eu l’idée de montrer qu’aucune situation ne peut empêcher de se laver les dents avec comme slogan : « Brushing for 2 minutes will be healthy for everyone »

C’est fini le temps où les robots exterminateurs pouvaient saccager une ville avec des dents sales. Désormais, ils n’ont plus d’excuses.

Changeons de produits et intéressons nous aux brosses à dents Colgate. La nouveauté de celle-ci ? Et bien la brosse à dents « 360° Sony power » est la dernière trouvaille de la gamme « 360° ». En effet, elle est assistée d’un petit moteur. Sans oublier que le dos de la tête de cette brosse à dents permet de laver la langue … Bref vous l’aurez compris, un outil pas très marrant. Détrompez vous, Young & Rubicam Dubaï est passé par là et voici le résultat :

Bon à savoir : En 1928 la compagnie (Colgate) fusionne avec l’un des principaux fabricants de savon: Palmolive. L’entreprise commercialise, actuellement, ses produits entre autres sous les marques Colgate, Palmolive, Ajax, La Croix (javel), Soupline, Tonygencil (dentifrice), Tahiti (gel douche), Genie, Paic, Soupline (adoucissant), Gama …

Tim.

Source : IBA, Wikipédia

The Green Cell Power par Balistik’art


Qu’est ce que le Green Cell Power ? C’est tout simple, personne ne le sait exactement…

Balistik’art, agence de communication 2.0, est à l’origine de ce teasing. Cette agence, spécialisée dans les marques de luxe, s’est déjà faite repérée via la campagne « The Lady Noire Affair » pour Dior Couture.

Ce que nous savons, c’est que la date de révélation de ce teasing est prévue pour le 31 mars … Et pour patienter, la seule chose que nous avons c’est un site en flash avec une vidéo très bien rodée en guise d’introduction. Il est possible de naviguer à travers des cellules vertes avec une possibilité de zoomer et de dézoomer grâce à une loupe grossissante sur 3 niveaux. Ces cellules se régénèrent grâce à la participation des internautes. Pour cela, il suffit de cliquer sur une cellule, de rentrer quelques coordonnées et d’inviter ses amis. Ces fonctionnalités sont bien évidemment là pour générer du buzz jusqu’au 31 mars. Certaines rumeurs imputent à Warner Bros  l’origine de tout ça …

Affaire à suivre !

Tim.

Source : Balistik’Art

Encore un détournement publicitaire avec, cette fois, le « Specs effect »


Je pense que bon nombre d’entre nous ont vu les fameuses publicités Axe. Celles qui montrent que les femme sont attirées par les produits Axe, qu’elles en sont folles. D’ailleurs, sur le très bon blog d’Olivier Mermet, vous pouvez voir la dernière campagne Axe pour ses soins capillaires qui est à mourir de rire et toujours avec le même ton. Focalisons nous maintenant sur celle qui nous dévoile le « Axe Effect » :

Je pense avoir rafraichit la mémoire de certains. Et bien pour faire le promotion de leur nouvelle offre, Specsaver – entreprise de lunettes – montre qu’il ne suffit pas d’avoir Axe pour « séduire » mais aussi de bonnes lunettes !

Seuls bémol, ils font passer un peu trop, à mon goût, les femmes pour des connes idiotes lorsque la vidéo commence. C’est, bien évidemment, voulu mais la pub aurait été tout aussi bien sans …

Tim.

Source : AdvertisingAge

Des villes numériques 1/2


Avec l’expansion d’internet, la communication des territoires et des collectivités se repense. Comment intégrer les nouvelles technologies dans l’amélioration des services de « vivre ensemble », pour tous?

Les collectivités passent au digital

Les marques ont aujourd’hui durablement investi la toile. Spécialement depuis la démocratisation du haut-débit et l’arrivée du web 2.0, le credo de tous les annonceurs est petit à petit devenu « In WWW we trust »… Les investissements internet sont devenus énormes, et ce nouveau média est de plus en plus souvent au cœur même du dispositif publicitaire (comme par exemple la stratégie Drive-to-web imaginée par l’Armée de Terre et TBWA\corporate, que vous voyez se déployer dans toutes les villes depuis quelques semaines). Le 2.0 est utilisé pour faire de la promotion mais aussi en interne au sein de grande entreprise afin de créer une cohésion sociale plus grande. Soit en s’insérant sur des réseau sociaux existant et en créant un groupe ouvert aux salariés, soit en développant leur propre réseau social au sein de l’entreprise.

Et les collectivités territoriales dans tout ça? Celles-ci doivent non seulement communiquer avec leurs administrés, mais également faire communiquer leurs habitant entre-eux… Etonnant, dans ce contexte, qu’elles ne se soient pas saisi plus tôt des possibilités de connexion et d’échange d’informations qu’offre le net. Mais l’arrivée conjointe des smartphones, des netbooks et des objets communiquant entre-eux via internet a démultiplié les points de contact avec le net, et ainsi les possibilités offertes aux villes pour échanger avec leurs habitants. « En 2010, nous allons franchir une étape, et faire de Bordeaux une cité digitale« , affirme Alain Juppé, qui présente ce-mois-ci son projet de « cité digitale ». Même son de cloche à Paris, avec l’ouverture du site participatif  « Paris métropole« !

Kapecom a décidé de s’intéresser à un de ces projets de découverte et d’exploitation du territoire numérique. Notre lectorat étant plutôt concentré sur la région bordelaise, ce projet a immédiatement retenu notre attention. Le Grand Projet des Villes est un vaste chantier d’aménagement du territoire et des services regroupant quatre communes limitrophes de la rive droite de Bordeaux(Bassens, Floirac, Cenon, Lormont).  A l’intérieur du GPV vient donc s’inscrire le projet « Co-construire la Rive Droite numérique », en partenariat avec la FING, Aquitaine Europe Communication, la 27 Région et les laboratoires MICA et ADES de l’université Bordeaux 3. Ce projet, soutenu par l’Union Européenne et le Conseil Régional d’Aquitaine, a pour but de réfléchir aux usages et aux services urbains de demain, et à la façon dont la ville et ses utilisateurs pourront se saisir des dynamiques numériques au jour le jour. Le projet aboutira à la réalisation d’une « plate-forme d’innovation numérique et sociale (PINS)« , dont le but sera de faciliter la rencontre avec les différents acteurs de la ville (associations, usagers, employeurs…), la communication transversale et la co-création de services. Cette plate-forme doit être utilisé et doit apporter des résultats satisfaisants. Pour cela, elle devait être conçue, en partie, par ses futurs utilisateurs (acteurs publics, médias, entreprises spécialisées …).


Le diagnostic de l’équipement et des usages

En premier lieu, il a fallu analyser et comprendre les pratiques des usagers vis à vis des outils numériques. Un diagnostic approfondi du territoire locale (Rive droite – GPV) a été réalisé, via une enquête sur le taux d’équipement des agents économiques (ménages, entreprises, collectivités etc …).

Bien que le GPV soit légèrement en retard sur le reste de la région Aquitaine (33% des habitants ne sont pas internautes), on constate que les usages sociaux du web sont très présents de ce côté de la Garonne: par exemple, 47% des internautes utilisent un site communautaire, de type facebook. La plateforme d’innovation se servant des codes 2.0, c’est un signe encourageant pour le projet. Autre facteur à prendre en compte, le taux d’équipement de smartphones:  ¼ des habitants en sont équipés. Ce chiffre devient plus impressionnant si l’on ne prend en compte que les 15-29 ans (½).Pour tous les analystes, cette tendance de l’internet mobile va se renforcer en 2010 sur l’ensemble du territoire. Elle peut être expliquée à l’échelle du GPV par la mauvaise qualité du réseau internet dans certaines zones, ce qui pousse leurs habitants à opter pour des solutions d’accès différentes.

Vous pouvez retrouver les résultats complets ici : http://doc.openfing.org/gpv/enquete_AEC.pdf


L’empreinte de la rive droite sur Internet

En parallèle du diagnostic sur les usages, il a fallu dresser le portrait numérique de la Rive Droite, c’est à dire comprendre comment la parole de la Rive Droite est répartie sur le net, entre sites institutionnels, blogs, réseaux sociaux…

Cette étude a été réalisée par le laboratoire GRECO/MICA de l’université de Bordeaux 3. Nous avions rencontré il y a un mois Houda Benabdeljalil et Maud Bousquet, toutes deux étudiantes en Master 2 audit et conseil à l’ISIC. Elles nous avaient alors expliqué qu’une étude quantitative de l’e-reputation d’un territoire ou d’une personne était loin d’être suffisante, et qu’elle devait être obligatoirement couplée à un volet qualitatif. Ce type d’étude est encore inédit dans un territoire. Sa méthodologie va être formalisée, puis appuyée par une application informatique pour un usage semi-automatique (l’intervention humaine restant indispensable), le but étant de la rendre reproductible.

Les résultats qu’elles ont présentés ont marqué une réelle distinction en termes de communication entre le web 1.0 et 2.0. Le web 1.0 est investi par les professionnels et les institutions, avec une parole structurée et une fonction promotionnelle prédominante. Les messages émis sont conformes aux modèles de la communication publique, ils informent les visiteurs et mettent en valeur le territoire. Le web 2.0 fait au contraire la part belle à la « parole ordinaire », au « citoyen lambda ». il est très investi par la jeunesse, et les sujets qui y sont principalement discutés sont centrés sur l’émetteur, son environnement et ses hobbies. Néanmoins, si la communication est légère, elle n’est pas de nature grossière ou de dénigrement, la plupart des messages sont de nature neutre ou positive.

L’étude souligne qu’il n’existe pour l’heure que peu de ponts existent entre les « deux web », et que les institutions en particulier ne se sont pas emparées des dynamiques d’interaction offertes par le web 2.0. Autre fait notoire, la hiérarchisation de l’information appliquée par Google aux résultats de recherche tend à occulter une large partie du web, rendue invisible.

Vous trouverez le blog de l’équipe chargée de l’audit ici : http://rivedroitenumérique.wordpress.com

Quand la publicité devient créative…


Voici la nouvelle campagne d’Aardgas, société de gaz naturel belge, réalisée par l’agence TBWA\Brussels. La question du brief était la suivante : « Comment rendre visible l’invisible ? »

La réponse est dans la vidéo :

Non seulement le gaz est « visible » par le biais de la laine mais il amène une sensation de douceur et cela dans toute la maison.

La créativité et la poésie rythment la matinée d’une journée tout à fait banale. Sans oublier que la vidéo a été réalisé avec le principe, qu’on ne présente plus, du stop-motion.

Coup de cœur de la semaine.

Tim.

MAJ : Voici le making-of sur le très bon blog Blogopub

Source : AOW


AIDS détourne le logo d’Adidas pour représenter le Sida dans le monde …


Aujourd’hui, pour interpeler la population sur la recherche ou les des divers dangers qui les entourent, il est difficile de se démarquer. Entre la sécurité routière, la consommation de drogue, le don d’organe, le don pour diverses association et j’en passe, la place est restreinte. Clément nous avait parlé de leur communication parfois trop « choc » au détriment de l’humour qui serait, et je pense la même chose, plus efficace (plus d’informations ici). AIDS, association de lutte contre le sida VIH/sida et les hépatites virales, a décidé de détourner le logo de la célèbre marque Adidas. Ça se passe de commentaires … génial et terrifiant.

Tim.


Source : Parapigeon

Skittles veut agrandir ses rangs de Fan Facebook


Nous savons tous qu’à l’heure actuelle, bon nombre d’annonceurs prennent le virage du numérique comme le prouve cette étude qui nous montre qu’en 2010 les investissements publicitaires Internet seront plus élevés que ceux de la presse papier aux USA. Il est vrai que les investissements publicitaires dans la presse n’ont pas encore sorti la tête hors de l’eau depuis la fameuse crise économique. C’est bien connu, quand il faut se serrer la ceinture, c’est le budget communication & publicité qui se voit rétrécir – Je ne dis pas que c’est la politique de toute les entreprises bien sur mais c’est la plus récurrente.

Ce virage numérique est trop souvent synonyme de « réseaux sociaux » chez les annonceurs car ils veulent créer leur communauté 2.0 afin d’être plus proche de ses consommateurs pour assurer et/ou augmenter le chiffre d’affaires : « Tout le monde le fait – mais tout le monde ne réussit pas – donc je dois le faire ». Vu que la création du site et les publicités sur Internet sont déjà un nouvel investissement et qu’il faut rester sur les autres médias, on confie bien souvent la page facebook (oui car les profils sont interdits pour les marques) à un stagiaire qui se retrouve à faire du « community management » sans vraiment en connaître le principe et sans même avoir pensé à une stratégie …

Certains ont sortis leur épingle du jeu et cela grâce à de très bonnes stratégies et non sans rien faire en laissant leur notoriété se charger du reste (exemple : Nutella, Coca-Cola, Macdonald et j’en passe).

– J’ai l’exemple de Louis Vuitton en tête qui a, lors de ses débuts, diffuser le défilé de sa nouvelle collection en live sur sa page Facebook (Plus d’informations) et LV a remis ça sur la table aujourd’hui même. Le résultat est sans appel. Plus de 500 commentaires à chaque prise de paroles. Question buzz, Louis Vuitton a trouvé son crédo. D’ailleurs, Louis Vuitton a une très grande présence sur Internet car LVMH a créer récemment un magazine online. Clément en avait parlé il y a quelques jours (C’est ici).

Voici une enquête réalisée par Emarketer qui nous montre les motivations des internautes 2.0 à suivre ou non une marque :

Les offres promotionnelles et les nouveautés de la marque sont les motivations premières.

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Et bien voici la marque Skittles qui a plus de 4 millions de fans et qui a compris le système des réseaux sociaux. Non seulement la marque est très présente sur facebook mais elle ne s’arrête pas là et continue de créer de la valeur ajoutée notamment grâce au programme « Mob the rainbow ».

La première initiative de ce programme était « Valentine the Rainbow ». Le concept était simple, les fans de Skittle envoyaient leur carte de Saint Valentin à la marque. Le contenu de cette lettre doit être adressé à une personne inconnue et qui ne serait pas susceptible de faire partie des vos amis préférés … en claire une carte de saint valentin avec un contenu contraire au concept …

Skittles a reçu plus de 43.000 lettres et les a utilisé pour faire la chose suivante :

Cela n’est que la première phase de « Mob the Rainbow », d’autres missions seront données aux fans.

Je trouve l’idée tout simplement génial car non seulement d’être marrante, originale et interactive, les fans peuvent visionner le résultat de l’opération. De quoi faire du buzz surtout quand on a plus de 4 millions d’internautes susceptibles de relayer l’information.

Tim.


Source : Grégory Pouy, Popsop