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Qui a dit que le display ne pouvait pas être marrant ?


Oui ! Trouvée sur AdsOf, voici une bannière qui change du « Vous avez gagné 3, 000, 000 $$$ !i!i!i!i! », « vous avez été tiré au sort », « Tire dans 3 iphones pour en gagner un » etc … Bref du nouveau !  En effet, cette dernière a pour but de promouvoir un CD regroupant des titres pop légendaires ! Les fans de karaoké sont friands de la plupart de ces musiques et pour les motiver à acheter ce CD, commercialisé par le plus grand tabloïd finlandais : Ilta-Sanomat, pourquoi ne pas leur faire chanter dessus depuis son ordinateur ?

Ingéniosité et drôle-attitude au rendez-vous ! (Je vous vois venir, mais malheureusement je ne serais pas libre pour une soirée karaoké)

Réalisé par l’agence Hasan&Partners.

via

Tim.

Google lance une chasse au trésor sur le Net


Google, le géant américain, continue de mettre en avant son navigateur : Google Chrome. Navigateur qui fit l’objet de publicité print :

dans la presse :

ainsi qu’un dispositif viral important pour mettre en avant

  • sa rapidité avec des expériences loufoques comme les « geeks » aiment :
  • ses fonctionnalités
  • vu par Imaginary Forces
  • sa simplicité pour monsieur et madame « toutlemonde »
  • sa barre omnibox
  • ses onglets
  • ses thèmes
  • sa stabilité
  • son mode incognito
  • sa sécurité
  • les données personnelles
  • son démarrage rapide
  • sa traduction
  • et ses extensions

On peut dire que Google répond à l’ensemble des questions que l’on peut se poser lorsque nous nous mettons sur un navigateur. Ce qui est bon dans tout ça c’est que toute ces vidéos s’adressent aussi bien aux « geeks » qu’à ceux qui n’y connaissent rien. Il ne faut pas oublier que le firme de Mountainview a fait preuve de créativité !

Bref, une fois avoir usé la canal classique du viral à fond, que nous reste-t-il pour y remettre une couche ? L’interactivité ! Je dirais de l’interactivité multi-support.

Oui car Google a décidé de lancer une chasse au trésor ! Car c’est fini le temps de prouver quoi que ce soit. Maintenant, Google Chrome ça se mérite ! Saurez vous être à la hauteur d’un périple à travers Youtube, Twitter, Lastfm, Google Maps et Translate et tout ça, en une seule vidéo :

A vous d’essayer 😉

Tim.

source : Publigeekaire, webrankinfo, blogoergosum

The Kitchen et Dailymotion : le nivellement vers le bas


Cette mésaventure digitale est sans doute arrivée à certains d’entre vous :

Ce mois de Mai, vous regardiez tranquillement une vidéo sur un des sites de streaming les plus populaires, quand, au bout de trois minutes tout pile, la lecture se bloque. Quelques secondes s’égrènent, vous plongeant dans l’angoisse de ne pas pouvoir finir de regarder cette vidéo… Soudain, le lecteur s’ouvre littéralement, pour laisser apparaître l’intérieur d’un… micro-onde!

L’appareil, griffé Findus, vous annonce : « Vous regardez cette vidéo depuis trois minutes, le temps de préparer une savoureuse pizza Crousti’ Express ». Je vous laisse regarder cette vidéo, sur le site de Frenchclickclub. « Observez le délire », pour reprendre les mots de The Kitchen, le pôle de Grey à l’origine du dispositif :

http://www.frenchclickclub.com/campagnes/findus-crousti-pizz-express/

A côté de ça, les pop-ups, c’est la retenue incarnée…

Or, le grand défi (et la grande force!) du web pour la publicité, c’est d’arriver à capter l’attention de l’internaute dans un contexte où celui-ci est totalement libre d’aller chercher ce qu’il désire ailleurs! Le but du publicitaire web devrait être de réussir à faire une campagne tellement intéressante qu’il n’aurait pas besoin de l’imposer aux internautes comme un mal nécessaire, mais qu’au contraire ceux-ci la plébiscitent et la recommandent aux autres.

Ici qu’avons-nous? Une coupure ultra-intrusive, brutale, sans aucun avertissement préalable, et imposée au spectateur (qui, s’il est sympa, s’est déjà tapé trente secondes de pub avant que sa vidéo ne commence). Même à la télévision, média de la pub par excellence, personne ne se serait permis ça, et c’est dire le mépris qu’entretiennent certaines agences  pour les internautes.

Le dispositif a reçu plutôt un bon accueil dans la blogosphère. Le mot revenant le plus souvent était « innovant ». Mais cette publicité n’avait rien d’innovant ni dans la forme (souvenez-vous du « Salsa » de Tostitos , ça en jette quand même un peu plus ! ), ni dans le fond : aucun ciblage, un consommateur piégé, une accroche banale, un sens esthétique proche de l’architecture d’un bunker

Un jeu dangereux : à la fois pour le marché de la publicité en ligne, qui ne pourra prospérer que si ses créations se font à la fois surprenantes et discrètes. Et surtout pour Dailymotion, qui doit se taper comme ses alter-egos une gueule de bois 2.0 et être acculé au matraquage publicitaire pour faire rentrer de l’argent dans ses caisses.

Un jeu dangereux, car ce dont ces deux acteurs ont réellement besoin, c’est d’une audience impliquée, donc dans une relation de confiance. Et ces publics, à force qu’on les prennent pour des vaches à lait, pourraient bien se tourner vers d’autres plateformes qui les laisseront, elles, regarder leurs vidéos en paix, voir même les télécharger.


A lire également sur Kapecom : Le billboard beatbox par Findus (comme quoi Grey et Findus peuvent aussi faire preuve de créativité)

illustration de la campagne :  http://www.buzzetcie.com/

Clem.

Greenpeace, ou la guérilla web


Il y a quelques semaines, nous vous parlions de l’énorme bad buzz de Nestlé, généré par une campagne efficace de Greenpeace et une très mauvaise gestion de la crise par le groupe alimentaire. Mais Greenpeace n’en était pas à son coup d’essai: l’association, pour avoir du poids, doit exister médiatiquement et interpeler l’opinion publique. Or, quoi de mieux qu’internet pour servir ces objectifs? Contrairement à sa dernière cible, Greenpeace a parfaitement saisi ce qui faisait la force de ce média : engagement et mobilisation des internautes, phénomène de buzz… Retour sur ces dernières années d’activisme web.

Au début des années 2000, déjà, Greenpeace avait installé une webcam sous-marine à la sortie d’un tuyau d’évacuation de l’usine Cogema à La Hague pour alerter l’opinion sur les rejets de déchets toxiques dans la mer. Les images étaient alors retransmises en direct sur un site. Au fur et à mesure du développement de l’internet grand public, la communication de Greenpeace s’est intensifiée sur ce canal. L’association y diffuse des vidéos servant de base à des campagnes, jouant sur l’effet viral. C’est ce qui s’est passé pour Kit-Kat, ou encore pour Total l’année dernière.

En 2000, Greenpeace, grâce aux internautes,  fait plier Coca-Cola, qui accepte de ne plus utiliser de gaz polluants dans ses systèmes de réfrigération. La technique est simple, et elle sera reprise pour différentes campagnes, dont celle visant Nestlé : alerter massivement l’opinion via le web, et maximiser le nombre de visites sur une page dédiée à l’évènement. Sur cette page, vous trouvez une lettre-type à adresser directement à la direction des firmes attaquées, dans un formulaire intégré. Signez le mail de votre nom, cliquez sur « envoyer », et le tour est joué! 3000 mails ont ainsi été envoyés à Coca.

En 2006, Greenpeace monte une nouvelle campagne visant cette fois-ci Apple et les composants chimiques de ses ordinateurs. Même procédé, avec en plus une mobilisation des réseaux sociaux, qui ont fait leur apparition entre temps. L’organisation écologiste proposait ainsi par exemple aux internautes de créer leur propre clip vidéo à partir d’images d’archives, ou de doubler un discours de Steve Jobs! 9 mois plus tard, Le PDG publiait un communiqué intitulé « A greener Apple » (Une pomme plus verte). Vous pouvez toujours visiter le site à cette adresse: http://www.greenpeace.org/apple/

Mais même si Greenpeace maîtrise toutes les ficelles de la communication web, son président en France rappelait en 2000 : « L’Internet est un outil complémentaire aux méthodes traditionnelles. Mener uniquement une campagne en ligne est illusoire. » Un outil complémentaire devenu pilier indispensable du militantisme…

Clem.

LVMH se lance dans le branded-content


« Tout en respectant la culture de la marque, il faut inventer une prise de parole interactive qui va enrichir son identité » déclarait en Novembre dernier à Stratégies Paul Grüber, directeur de la création chez Mazarine Digital, à propos des marques de luxe. Apparemment LVMH avait entendu le message, et a lancé la semaine dernière Nowness, un magazine en ligne, qui traitera de mode, de design, d’art, de photo, d’architecture… La cible de LVMH? Un public branché, déjà acquis à la marque, ou susceptible de le devenir. Fort de son succès sur Facebook (plus de 850 000 « fans » pour Louis Vuitton, qui avait décidé l’année dernière de retransmettre en live les défilés sur sa fan page, succès garanti! ), LVMH continue ainsi son avancée sur le web en proposant avec Nowness un vrai branded-content (ou contenu de marque, c’est à dire un contenu papier, vidéo, multimédia… proposé par la marque à ses consommateurs/prospects).

Les marques de luxe doivent tenir une double position vis à vis de leur communication: d’un côté garantes de qualité, de prestige et de tradition, elles doivent également se poser en trendsetter, toujours dans le coup, amorçant les modes lors de leurs défilés. Sortir un magazine pour s’exprimer via des contenus différents qu’un spot TV ou une affiche permet de concilier les deux. D’ailleurs, les marques de standing n’ont pas attendu le web pour le faire, comme Air France, qui propose son Air France Magazine à une cible CSP +. Ce que le magazine online apporte comme valeur ajoutée, c’est les options de partage, toujours visibles en dessous des articles ou vidéos, et permettant de les partager sur facebook, twitter, delicious etc…

Il est probable que de plus en plus, les marques soient amenées à devenir des médias et à proposer un contenu très riche aux utilisateurs. Petit rappel : un internaute ne reste pas plus de cinq minutes en moyenne sur le site d’une marque… Visiblement, il y a encore du boulot.

PS: Tant qu’on parle de magazines online, je vous conseille très très vivement d’aller faire un tour sur celui qu’a lancé récemment le blog Influencia, à cette adresse : http://www.influenciatendance.net/

Subventions à la presse en ligne : trahison ou opportunité?


Alors que l’état de la presse écrite n’a cessé de s’aggraver, en Europe, ou aux Etats-Unis, l’annonce du versement de subventions gouvernementales à la presse en ligne a déchainé les passions sur internet…

Accepter l’aide du gouvernement, est-ce compromettre son indépendance? Les critiques sont venues d’une partie de la blogosphère, et notamment du blog de Vogelsong, qui parle sur un ton très « Tous pourris! » de « mise sous respiration artificielle » de la presse en ligne! Mais quelle presse en ligne, au fait? Arrêt sur images, par exemple, a refusé de toucher une aide de l’État. Les principaux accusés, ce sont ici Rue89, Mediapart et Slate.fr, qui toucheraient respectivement les sommes de 249 000, 200 000 et 199 000 euros cette année (à confirmer dans le courant du mois)… Contrairement à la presse traditionnelle, qui a toujours refusée de communiquer le montant des aides allouées, les sites de presse indépendants ont, eux, décidé de jouer la carte de la transparence.

Mais il est vrai que le contexte politique prête à une certaine suspicion…   “Les journalistes, ce sont des nullards, il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser. Ce sont des bandits. Et encore, les bandits eux, ont une morale.”  aurait déclaré Nicolas Sarkozy en 2009, d’après le Canard Enchaîné. Des propos non-démentis à ce jour… Ajoutons à cela la nomination par l’Elysée du président de France Television, et on obtient des arguments en or pour ouvrir la porte à toutes les inquiétudes possibles.

Cela étant dit, posons les choses différemment. Les journaux traditionnels reçoivent tous des subventions, sont-ils pour autant assujettis au pouvoir? Comme le note Pierre Chappaz sur son blog, L’Humanité en reçoit également. peut-on les accuser d’être un soutien à Sarkozy? « L’Etat, ce n’est pas Sarkozy, c’est la présence publique garante du pluralisme au moment d’une nouvelle révolution industrielle »,  faisait remarquer dans Libération Edwy Plenel, ancien du Monde et fondateur de Mediapart.

Et même si les subventions peuvent entraîner les sites dans un cercle vicieux, du point de vue de leur modèle économique encore balbutiant, n’est-ce pas un signe de considération qui leur est envoyé? A l’heure où les sites de presse indépendants doivent lutter contre la concurrence des « géants », qui gagnent du terrain sur le numérique, notamment via les applications I-phone, l’établissement d’une information indépendante de qualité reconnue comme telle n’est-elle pas à prendre comme une chance, et non pas comme une menace? Dans son émission « Tous azimuts » sur France Inter, Nicolas Demorand pose même un nouvel enjeu sur la table : « N’est-ce pas une logique très ancienne de privilégier ainsi des professionnels classiques alors qu’internet fait exploser le cadre même de l’info à l’ancienne? » (à écouter ici) Voilà peut-être ce qui a véritablement touché le nerf des blogueurs?

Le débat reste ouvert, pour ou contre, n’hésitez pas à aller consulter ce pearltree pour vous forger une opinion par vous même!

Décembre 2009, aides à la presse en ligne, par Moktarama : http://pear.ly/g-Xf

Clem.

(image: Mediathèque de Cambrais)

Le retargeting alias le reciblage publicitaire.


Selon Criteo, la publicité payante (SEM, campagnes display etc …) génère près de 70 % de l’audience des sites transactionnels. Cependant, plus de 95 % des visiteurs quittent ces sites sans avoir effectué d’achat.

Comment les faire acheter ?

Pour cela, nous avons le retargeting qui, aussi appelé reciblage publicitaire, est une technique de publicité qui consiste à solliciter un internaute qui s’est rendu sur un site marchand sans rien acheter pour qu’il y retourne et achète grâce à des cookies qui ont enregistré des informations sur lui. Il existe plusieurs stades de retargeting :

  1. le premier est de soumettre l’internaute à une seconde publicité en fonction de son comportement à la première : ses motivations et ses freins (exemple : un internaute achète plusieurs petits accessoires à bas prix mais fait marche arrière une fois les frais de port ajoutés au total. Le retargeting sera utilisé et permettra d’analyser ce comportement. Au final, l’internaute recevra un message avec les frais de port offerts par exemple afin de casser ce frein.)
  2. Le second consiste à retoucher l’internaute qui est passé par la home de votre site.
  3. Le 3eme permet de retoucher un internaute qui a visualisé un produit en lui proposant une publicité de ce même produit ou des produits similaires.

(source)

Il est vrai que cette technique est très utile pour les e-commerces ou par les grands groupes VPCistes car les habitudes et/ou les comportements des internautes lors de leurs achat sont ainsi analysés.

Est ce que cette technique est rentable ?

A en croire les résultats de la Fnac et d’Amazon, je dirai oui :
« C’est le même genre de technologie qu’Amazon a développé sur son site qui lui permet de générer 35 % de ses ventes », note Pascal Gauthier, chief operating officer chez Criteo, société spécilisée dans le reciblage publicitaire.
Le site Fnac.com utilise aussi le retargeting par l’envoi de mails à l’internaute lui proposant un coupon de réduction par exemple. Cette technique permet d’apporter 50% de nouveaux clients sur le site Fnac.com. Elle est utilisé sur les réseaux sociaux (pub de marque que nous visitons en bannières …)

Attention, toute nouveauté comporte ses dangers. Il faut utiliser cette technique de manière ponctuelle et non pas en continue car cela nous amène à de l’intrusion intempestive, voir à une avancée vers notre Big Brother (via l’analyse des habitudes/du comportement…), ce qui ne peut que dégrader l’image. Donc à utiliser pour des campagnes, promotions ou autres sur le court terme …

Bonus : chiffres de 2009 du marché de la VPC en France.

Source article : Agence Vanksen

Tim.